i]Mes amies l'heure est grave et même très grave, vous savez evidement que nous sommes au mois d'août et que beaucoup de monde part en vacances! Aillons tous, une pensé pour nos freres qui eux partent en vacance indefinie dans un centre refuge! Quand votre maitre lira le poême qui vas suivre esperer qu'il vous appel et vous sert tres fort dans ses bras car qui sait l'année prochaine sera peut etre votre tour ou bien le tour de votre ami de promenade le chien du voisin ou autre ! Prenais le temps de lire se poême et aillez une pensée pour tous ce a qui le destin ne leurs a bien souris aussi bien cas nous ...Au fond du vieux refuge
Au fond du vieux refuge, dans une niche en bois,
Depuis deux ans je purge, d'avoir trop cru en toi.
Tous les jours je t'attends, certain que tu viendras,
Tous les soirs je m'endors, sans que tu sois là.
Pourtant je suis certain, je te reconnaîtrai,
Viens me tendre une main, je te la lécherai.
Tu te souviens très bien, quand je sautais sur toi,
Que tu me caressais, que je dansais de joie.
Que s'est-il donc passé, pour que ce 16 juin,
Heureux que tu étais, je me rappelle bien,
Tu sifflais, tu chantais, en bouclant tes valises,
Que tu m'aies attaché, là, devant cette église.
Je ne peux comprendre et ne croirai jamais,
Que toi qui fus si tendre, tu sois aussi mauvais.
Peut-être es-tu très loin, dans un autre pays,
Mais quand tu reviendras, moi j'aurai trop vieilli.
Ton absence me pèse, et les jours sont si longs,
Mon corps s'épuise, et mon coeur se morfond.
Je n'ai plus goût à rien, et je deviens si laid,
Que personne, jamais, ne voudra m'adopter.
Mais moi je ne veux pas, que l'on me trouve un nouveau maître,
Je montre bien mes dents, et je prends un air traître,
Envers qui veut me prendre, ou bien me caresser,
Pour toutes illusions, enfin leur enlever.
Car c'est toi que j'attends, prêt à te pardonner,
A te combler de joie, du mieux que je pourrai,
Et je suis sûr, tu vois, qu'ensemble nous saurions,
Vivre des jours heureux, en réconciliation.
Pour cela, je suis prêt, à faire de gros efforts,
A rester près de toi, à veiller quand tu dors,
Et a me contenter, même si j'ai très faim,
D'un vulgaire petit os, et d'un morceau de pain.
Je n'ai jamais rien dit, lorsque tu m'as frappé,
Sans aucune raison, quand tu étais énervé.
Tu avais tous les droits, J'étais a ton service,
Je t'aimais sans compter, j'acceptais tous tes vices.
Tu m'as mis a la chaine, ou tu m'as enfermé,
Tu m'as laissé des jours, sans boire et sans manger,
J'ai dormi bien souvent, dans ma niche sans toit,
Paralysé,raidi, tellement j'avais froid.
Pourtant si tu reviens, nous partirons ensemble,
Nous franchirons en choeur, la porte qui ressemble
A celle d'une prison, que je ne veux plus voir,
Et dans laquelle, hélas, j'ai broyé tant de noir.
Voilà, mon rêve se termine, car je vois le gardien,
Puis l'infirmière, et le vétérinaire plus loin,
Ils entrent dans l'enclos, et leur visages blêmes,
En disent long pour nous, sur ce qu'ils nous amènent.
Je suis heureux, tu vois, car dans quelques instants,
Je vais tout oublier, et, comme il y a deux ans
Je m'endormirai sur toi,mon cher et grand ami,
Je dormirai toujours, grâce à... l'euthanasie.
Et s'il t'arrive un jour, de repenser a moi,
Ne verse pas de larmes, ne te prends pas d'émoi,
Pour toi, j'étais "qu'un chien", tu préferais la mer,
Tu l'aurais su avant, j'aurais payé moins cher.
A vous tous les humains, j'adresse une prière,
Me tuer tout petit, aurait peiné ma mère,
Mais il eût mieux valu, pour moi, cette manière,
Et vous n'auriez pas eu, aujourd'hui,à le faire.
[ Gilbert Dumas ]